Réflexions spirituelles

Pas à vendre !

G. T. Ng est secrétaire exécutif de la Conférence générale (GC). Ce qui suit est une adaptation du message qu’il a donné aux membres du comité exécutif de la GC, lors des réunions du Concile annuel de 2019. – La rédaction / Adventist World Mars 2020

Dans quelques mois, nous serons à Indianapolis pour la session de la Conférence générale. Diverses questions circulent au sujet de l’objectif d’une session de la GC.

  • Est-il vrai que Dieu fait son choix, mais que le comité de nomination déçoit ?
  • Existe-il, en quelque sorte, une ambition juste, une sainte convoitise ?
  • Quand sera-ce mon tour de servir Dieu dans un rôle important ?
  • Que me faut-il pour être élu ?

DÉFINITION DE L’ÉLECTION

Comme le dictionnaire ne peut me donner une définition appropriée de « Élection ecclésiastique », en voici une de mon propre cru : « Au sein de l’Église adventiste, processus corporatif dans lequel des comités dûment constitués du corps du Christ choisissent, dans un esprit de prière, des dirigeants qui serviront dans des postes de confiance en tant qu’intendants pour un mandat spécifique. À la fin de ce mandat, les dirigeants élus quittent leurs fonctions d’intendants et sont prêts à être réaffectés à d’autres postes de service qui accomplissent la mission de l’Église et font avancer le royaume de Dieu. »

COMPRENDRE NOTRE RÔLE

Occuper un poste, c’est agir en tant qu’intendant. Dès que nous occupons ce poste, nous en sommes l’intendant pour une période déterminée. Mais si nous pensons que ce poste nous appartient, notre comportement en sera sûrement modifié.

Dans cet état d’esprit, on colle au poste et le poste nous colle à la peau. Nous sommes définis par lui et notre estime de soi est fondée sur lui. Les autres ont tendance à nous respecter en raison de notre poste, et pas nécessairement pour ce que nous sommes. Pire encore, plus longtemps nous occupons ce poste, plus nous en sommes entichés.

L’adoption d’une mentalité différente jette un nouvel éclairage sur ce poste. Nous en sommes les intendants, pas les propriétaires. Il ne définit pas qui nous sommes, et nous acceptons que notre mandat ait un terme. Ensuite, nous sommes prêts à être réaffectés si telle est la volonté de Dieu. Et ainsi, nous jouissons de la paix de l’esprit ! Charles Bradford, un ancien président de la Division nord-américaine, avait coutume de dire : « S’il nous paraît inacceptable de ne pas être élu, il nous incombe alors de refuser d’être élu. »

DES DIRIGEANTS FIDÈLES À LEUR DEVOIR

Aujourd’hui, l’Église adventiste a besoin de dirigeants fidèles à leur devoir parce que Jésus est « fidèle et véritable ».

Les dirigeants fidèles à leur devoir refusent d’être achetés ou vendus. Leur intégrité, leurs principes, leur leadership ne sont pas à vendre. Et leur loyauté envers Dieu non plus. Ainsi, lors d’une élection de l’Église, comment devons-nous voter ? Selon notre conscience, et non par opportunisme politique. Faisons notre travail avec transparence et sans intrigue. Soyons mus par des mobiles purs en tant qu’individus, et non parce que nous sommes entrés dans des alliances politiques. Rappelons-nous que nous devons être des serviteurs fidèles et ne pas solliciter de faveurs en vue d’un autre mandat.

Et lorsque nous votons, prenons soin de bien évaluer les compétences. Soyons satisfaits, refusons de convoiter, gardant les yeux sur Jésus-Christ – sur celui qui s’appelle « Fidèle et Véritable », sur celui qui nous rend capables d’être des chrétiens qu’on ne peut ni acheter ni vendre. Et si notre mandat touche à son terme, cédons notre place de bonne grâce, gardant tou- jours à l’esprit les paroles « Tout est bien pour mon âme ».

C’est ce que doit être notre engagement en tant que dirigeants de cette Église.

Communications UFB

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