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Dieu, répond-il aux prières des hindous, des bouddhistes, des musulmans ?

By février 9, 2020 No Comments

Par Marcos Paseggi, Adventist World / BIA – ANN

Anil Kanda, pasteur adventiste du septième jour et responsable de la jeunesse, a déclaré que Dieu entend les prières sincères de quiconque fait appel à une puissance supérieure, même s’il ne le connaît pas. La présentation de Kanda, intitulée « Les autres enfants d’Abraham », était l’une des séances d’ouverture du programme ‘‘Génération 2020 – Jeunesse – Christ’’ (GYC), une Convention qui s’est déroulée à Louisville, Kentucky, États-Unis, le 2 janvier.

L’exposé de Kanda a permis de soutenir le point de vue de la co-fondatrice de l’Eglise biblique et adventiste Ellen G. White, selon lequel Dieu travaille continuellement au-delà des frontières de la foi pour se révéler aux personnes qui le cherchent.

« Partout dans le monde, des personnes sincères prient une puissance supérieure, demandant de l’aide », a déclaré Kanda. « Dieu entend et répond à leurs prières sincères. »

Kanda, qui a des racines en Inde et un passé familial sikh, a déclaré que la promesse de Dieu à Abraham dans la Genèse 22.17, 18 garantit les bénédictions divines sur tous les peuples. D’après la Bible, Dieu a dit à Abraham : « Je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer…. En ta postérité, toutes les nations de la terre seront bénies. » C’est une promesse, a expliqué Kanda, qui soulève plusieurs questions importantes. Au cours de son élocution, il a abordé certaines de ces préoccupations.

Un renversement de l’appel

Kanda a rappelé à son auditoire l’étendue de la planète sur laquelle vivent 7,8 milliards d’habitants, dont la majorité n’est pas chrétienne. La plupart de ceux qui sont étiquetés comme tels souscrivent à des croyances qui ne sont pas en harmonie avec les Écritures. Aussi, la question est, selon Kanda : « Quels sont les moyens Dieu utilise-t-il pour sauver les nations ? Comment les adventistes sont-ils amenés à comprendre la sollicitude divine envers les groupes de personnes non atteintes ? Comment Dieu travaille-t-il avec eux ? Où est le Sauveur de ces peuples ? Y a-t-il un Dieu qui leur offre l’expiation ?

En s’appuyant sur le livre du prophète Jonas de l’Ancien Testament, Kanda a montré comment la mission confiée à Jonas « inverse effectivement la séquence de l’appel d’Abraham ». Elle inverse également, d’une certaine manière, le récit du déluge de la Bible. « À travers Jonas, les justes sont maintenant plongés dans les profondeurs des eaux et les injustes maintenus au-dessus des eaux », a-t-il démontré en référence au temps que Jonas a passé à l’intérieur d’un gros poisson avant d’accepter le mandat que Dieu lui confie qui consiste à prêcher aux autres nations.

« La majorité du peuple de Dieu est toujours à Babylone », a expliqué Kanda à partir du symbole des enseignements non-bibliques. « Dieu veut les sauver et est prêt à répondre à quiconque fait appel à une puissance supérieure. » Il a cité plusieurs textes bibliques dont Jean 1.9, qui déclare (en parlant de Jésus) : « C’était la vraie Lumière qui donne la lumière à tout homme venant dans le monde. »

Kanda a également cité White, qui, dans son livre  Le désir des âges, a écrit : « « Parmi les païens, il y a ceux qui adorent Dieu dans l’ignorance, ceux à qui la lumière n’est jamais apportée par l’instrumentalité humaine, et pourtant ils ne périront pas. Bien qu’ignorant de la loi écrite de Dieu, ils ont entendu Sa voix leur parler dans la nature, et ont fait les choses que la loi exigeait. Leurs œuvres sont la preuve que le Saint-Esprit a touché leurs cœurs, et qu’ils sont reconnus comme enfants de Dieu. »

En ce sens que « Dieu est plus disposé à répondre aux prières sincères des bouddhistes, hindous et musulmans qui prient sincèrement qu’il ne l’est à répondre aux prières des bouddhistes, hindous et musulmans », a déclaré M. Kanda.

L’universalisme n’est pas la réponse.

Kanda a expliqué qu’accepter que Dieu entende tout le monde ne signifie pas embrasser l’universalisme, ou la croyance qu’en fin de compte, tout le monde sera sauvé quoi qu’il arrive.

« L’universalisme n’est pas biblique parce qu’il supprime la liberté de choix et la justice de Dieu, diminue la croyance des autres et rend l’évangile sans objet », a-t-il expliqué.

Ce que la Bible et les écrits inspirés montrent, cependant, c’est que Dieu se révèle à tous ceux qui lui sont ouverts, parce qu’« Il se soucie de manière égal de toutes les âmes qu’Il a créées », a ajouté Kanda, citant à nouveau Ellen G. White. Pour ainsi dire, poursuit-il : « Dieu offre à chacun de la lumière, et ils doivent y répondre. Mais tout le monde a la possibilité de répondre ».

Cela ne déprécie pas l’expérience individuelle de la personne transformée, a-t-il dit.

« La lumière que Dieu donne à la personne est encore un chemin étroit, et elle doit porter sa croix selon ce que Dieu lui révèle », a-t-il déclaré.

Comment Abraham a-t-il pu atteint les gens

Kanda pense que la clé peut être trouvée en examinant comment Abraham s’est mis en contact et a tendu la main aux autres tout en vivant au milieu d’eux, à Canaan. Il a fait référence à plusieurs éléments dans l’histoire des patriarches dans la Genèse.

« Abraham était un homme exemplaire dont la vie pouvait servir d’exemple et de modèle. Il était le chef d’un foyer bien ordonné. Ses activités commerciales étaient honnêtes. Sa bonne réputation n’était pas en raison d’une prospérité centrée sur lui-même, mais il s’est fait des amis et a conclu des alliances », a affirmé Kanda, à l’aide d’exemples sur chacune des caractéristiques qu’il émettait. En outre, il fait ressortir comment Abraham prenait soin des autres, intercédait en faveur d’autrui, était hospitalier, et en tant qu’homme pieux, il dressait des autels à Dieu et des prières partout où il allait. « Les autres savaient qu’ils pouvaient faire confiance à Abraham et ils l’admiraient », a rappelé Kanda.

D’autres exemples bibliques viennent argumenter le propos de Kanda, comme Ittai le Gititien et bien d’autres, qui n’étaient pas d’Israël mais des natifs de Gath, selon 2 Samuel 15, et donc apparentés à Goliath.

« Certains des ceux qui furent les plus loyaux de David, on peut noter que c’étaient des Philistins convertis », a révèle Kanda à ses auditeurs. « Ils sont restés fidèles à David même quand la plupart de son peuple l’a abandonné. »

Nous ferions bien de suivre l’exemple d’Abraham, de David et d’autres. Parce que la vie qu’ils ont menée est porteuse de conseils sur la façon d’établir des relations avec les personnes de religions non chrétiennes, a soutenu Kanda.

Il existe deux façons dont les gens communément appelés « païens » peuvent comprendre Dieu, a garanti M. Kanda : « en leur montrant une image de Dieu en tant que Créateur et de quelqu’un qui est sensible nos appels à l’aide ».

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