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« Dieu appelle a prendre part à la proclamation de son message »

En tant qu’adventistes du septième jour, nous avons une mission, nous avons un but. Et quel privilège d’être appelé par Dieu à le rejoindre dans sa mission extraordinaire, dans son plan en ces derniers jours de l’histoire du monde.

Ces derniers mois, nous avons vu à quelle vitesse les événements mondiaux peuvent changer, presque du jour au lendemain, pour ainsi dire. Les économies mondiales ont été durement touchées, la vie communautaire et des entreprises a presque cessé et, bien sûr, nous avons également assisté à de grandes pertes de vies humaines.

Cela a entraîné de nombreux défis pour notre église mondiale, pour nos institutions, pour nos activités missionnaires, pour nos églises locales et pour les membres de notre église. À tous les niveaux, nous avons dû prendre des décisions très difficiles concernant le financement et le personnel.

Mais la bonne nouvelle, c’est que nous servons un Sauveur qui est ressuscité, qui est toujours avec nous, dans le monde d’aujourd’hui. Malgré les incertitudes et les craintes qui nous entourent, Dieu continue à diriger son église. Et nous savons que nous pouvons envisager l’avenir avec confiance et certitude.

Les paroles du prophète Joël ont été écrites il y a plusieurs siècles dans des circonstances différentes, mais d’une certaine manière elles étaient très similaires. Dans la première partie de sa prophétie, Joël décrit l’image choquante d’une terre en deuil face à l’attaque des sauterelles et à la peste, ainsi que la douleur des animaux, l’assèchement des rivières et le désespoir des agriculteurs. Il est dit dans Joël 1.12 : « La joie a cessé ». C’est la représentation poignante d’une terrible souffrance. Mais ensuite, au chapitre 2.21, nous lisons ces mots de grande espérance : « Terre, n’aie pas peur, sois dans l’allégresse et réjouis-toi, car l’Éternel fait de grandes choses ! ».

Aujourd’hui, en 2020, nous pouvons également nous débarrasser de la peur et nous réjouir, car nous savons que le Seigneur fera de nouveau de grandes choses, tout en voyant la prophétie s’accomplir et le retour du Christ approcher.

Ce texte dit que non seulement Dieu fera de grandes choses à l’avenir, mais qu’il fait aussi des choses merveilleuses en ce moment ! Et aujourd’hui, je veux vous assurer que, sous sa direction, l’église de Dieu avance et que le Seigneur continue à faire de grandes choses.

Nous louons Dieu pour les grands progrès réalisés dans la mission dans les villes, dans le ministère de la santé et l’évangélisation, dans l’évangélisation de nouvelles régions du monde, dans l’action auprès de nouveaux groupes de populations. Nous voyons des centaines de milliers de membres d’église qui s’impliquent joyeusement en tant que membres. Nous constatons un engagement renouvelé des membres d’église en faveur du réveil et de la réforme. Nous voyons l’église s’unir en mettant l’accent sur la mission.

Alors que nous avançons en tant qu’église pour mettre en œuvre les objectifs clés du plan d’évangélisation « I Will Go » (J’Irai), nous devons le faire dans une profonde humilité, en nous appuyant totalement sur le Saint-Esprit.

Ellen White nous dit : « [L’église] établie pour servir, elle a pour mission de proclamer l’Évangile » (Conquérants Pacifiques, p. 11). Et elle ajoute : « Il est indispensable de travailler avec ordre, en suivant un plan bien conçu et en visant un objectif précis » (Évangéliser, p. 92).

Cela signifie que le succès de notre mission donnée par Dieu exige une planification minutieuse, même dans la prière. Alors que notre église mobilise ses ressources pour l’implication totale des membres, il est important que nous nous appuyions sur le Saint-Esprit pour nous guider dans une planification et une mise en œuvre judicieuses.

Tout au long des Écritures, nous voyons à quel point la planification est importante pour Dieu :

A. Dieu est un Dieu de plans et d’ordre 

* C’est à juste titre que nous faisons référence au Plan de salut.

* Une grande partie de l’Exode, chapitres 25-40, contient les détails minutieux des plans de Dieu pour la construction du tabernacle.

* Dans Genèse 6.8-22, nous voyons que Noé a mis en œuvre un plan spécifique et détaillé donné par Dieu sur la façon de construire l’arche.

* Dans Luc 14.28-32, Jésus raconte deux histoires qui illustrent l’importance de la planification. La première histoire est celle d’un constructeur qui doit s’asseoir et calculer le coût avant de commencer. La deuxième histoire est celle d’un roi qui doit s’asseoir et déterminer s’il a assez de soldats pour mener à bien la bataille.

Certains pourraient dire : Pasteur Wilson, faire des plans pour l’avenir montre un manque de foi dans la proximité du retour de Jésus. Nous n’avons pas le temps de faire de longues recherches, de développer des « objectifs » et de mesurer des « indicateurs clés de performance » et tout le reste. Ils ne sont qu’une distraction de notre mission. Mettons-nous simplement au travail. C’est ce que certains disent.

Bien que je puisse comprendre la passion pour la mission qui se cache derrière cette pensée, il nous a clairement été demandé de « faire fructifier » jusqu’au retour de Jésus, comme indiqué dans Luc 19.13. Il faut « faire fructifier » de toute urgence, mais cela doit aussi être fait dans la prière, avec soin et de manière organisée. Dans le livre « Le ministère Évangélique », à la page 406, il est dit : « Il faut davantage prendre ses responsabilités, réfléchir, élaborer des plans, mettre ses capacités intellectuelles au service du Maître ».

Dans le merveilleux recueil « Événements des derniers jours », on peut lire à la page 62 : « Le Seigneur a déclaré que lorsqu’il reviendra certains disciples parmi ceux qui l’attendront seront engagés dans des affaires commerciales. Certains seront en train de semer dans les champs, d’autres en train de moissonner, d’autres de moudre à la meule. Il n’entre pas dans la volonté de Dieu que ses élus abandonnent les devoirs de la vie quotidienne et les responsabilités et se consacrent tout simplement à une contemplation paresseuse, vivant dans un rêve religieux ».

Et s’il y a bien quelque chose qui nous empêchera de vivre dans un « rêve religieux » irréaliste, ce sont les données concrètes requises par la planification stratégique, des données qui nous aident à comprendre où nous en sommes actuellement en tant qu’église sur des questions clés, et où nous devrions être !

La proximité du retour du Christ devrait rendre plus impérative encore la mobilisation de nos ressources de la manière la plus efficace et la plus productive possible.

B. Le Saint-Esprit doit être au centre.

Le plan d’évangélisation « I Will Go » reconnaît clairement le rôle indispensable du Saint-Esprit. Je vous encourage à examiner le document dans la prière, vous pouvez le lire en ligne. Veuillez copier l’adresse donnée pour y accéder.

Dans le document, vous découvrirez qu’en plus des 10 objectifs stratégiques, il y a une dernière catégorie : « Objectifs du Saint-Esprit : à définir selon que le Saint-Esprit nous dirigera ».

Non seulement le Saint-Esprit nous guide dans l’élaboration de nos plans, mais il nous amène parfois à adapter ou à modifier nos plans en fonction de l’évolution des circonstances et de sa volonté.

Nous pouvons clairement voir ce qui se passe dans la vie de l’apôtre Paul. Par exemple, il espérait et prévoyait depuis longtemps de visiter l’église de Rome. Mais dans sa lettre aux Romains, Paul écrit que, malgré tous ses espoirs et ses projets de leur rendre visite, « c’est ce qui m’a souvent empêché d’aller chez vous ». (Romains 15.22). « L’obstacle » qu’il a rencontré était en grande partie l’œuvre du Saint-Esprit. De même, Luc dit que bien que Paul et ses compagnons aient eu l’intention de prêcher en Asie, le Saint-Esprit les en a empêchés à l’époque (voir Actes 16.6).

En tant qu’église, nous devons être prêts et capables de nous adapter, prêts à répondre à l’appel de Dieu à mettre de côté nos plans et à aller dans toutes les directions qu’Il pourrait nous appeler.

Alors que nous considérons, en tant qu’église, comment avancer dans la direction dans laquelle Il nous appelle, je crois que l’histoire de Néhémie, l’échanson du roi Artaxerxés, est un exemple pour nous tous.

NÉHÉMIE LE PLANIFICATEUR

Dans « Instructions pour un Service Chrétien Effectif », à la page 216, Ellen White écrit : « Il faut des Néhémie à l’Église d’aujourd’hui, non des hommes qui peuvent seulement prier et prêcher, mais des hommes dont les prières et les sermons sont empreints d’un dessein bien arrêté. La direction suivie par ce patriote hébreu dans l’application de ses projets doit être celle qu’on à adopter les pasteurs et les dirigeants. Lorsqu’ils ont élaboré leurs plans, ils doivent les présenter à l’église de manière à susciter à la fois son intérêt et sa collaboration. Les membres doivent comprendre ces projets et s’associer à leur réalisation ; ils auront alors un intérêt personnel dans leur prospérité. La réussite qui couronna les efforts de Néhémie montre ce que la prière, la foi et une action sage et énergique sont capables d’accomplir. La foi vivante pousse à une action énergique ».

Examinons les points clés du plan stratégique de Néhémie :

1.         Rechercher, collecter les données. .

Néhémie:

A.         a interrogé Hanani et d’autres hommes sur la situation à Jérusalem et apprit le traumatisme auquel les Juifs qui étaient restés étaient confrontés en Judée, et le fait que les murs de la ville étaient détruits (voir Néhémie 1.2-3).

B.         Plus tard, il a personnellement inspecté les murs (voir Néhémie 2.13-15).

Eh bien, ces dernières années, des enquêtes ont été menées qui mettent en évidence de nombreux défis et domaines de besoins auxquels nous sommes confrontés en tant qu’église. Des défis et des besoins auxquels nous devons faire face si nous voulons être l’église que Dieu nous a appelés à être et si nous voulons mener à bien la mission qu’il nous a donnée. L’histoire de Néhémie nous montre la voie à suivre pour relever ces défis.

2.         Priez pour la situation en question. Néhémie a d’abord prié Dieu pour qu’il le guide dans la façon de gérer la situation à laquelle il était confronté (voir Néhémie 1.4-10), et a prié à nouveau juste avant de faire sa demande au roi (voir Néhémie 2.4).

La prière doit être le fondement de tous les programmes ou des plans que nous faisons. Nous devons être une église qui prie. Bien sûr, nous sommes appelés à faire des plans. Mais nous ne devons jamais prétendre les faire selon notre propre sagesse. Toute compétence, intelligence ou éducation que nous pourrions faire valoir ne vaut rien sans la direction et la bénédiction de Dieu.

3.         Fixez l’objectif : restaurer l’honneur de Jérusalem et l’honneur du Dieu de Jérusalem.

Néhémie avait une compréhension claire de son but : restaurer l’honneur de Jérusalem et, ce faisant, restaurer l’honneur du Dieu de Jérusalem. Son but était bien plus que la simple reconstruction des murs de la ville. Tout comme Néhémie a clairement compris son but, nous devons nous aussi comprendre clairement notre but et notre objectif en tant qu’adventistes du septième jour.

Le but ultime du projet « I Will Go » est reflété dans la déclaration de mission officielle des adventistes du septième jour : « Faire des disciples de Jésus-Christ vivant comme ses témoins aimants et proclamer à tous les hommes l’évangile éternel du message des trois anges en préparation de son retour.

4.         Prenez des mesures pour atteindre l’objectif.

Maintenant après avoir bien compris son objectif, Néhémie a pris des mesures pour l’atteindre. La Bible décrit clairement ces étapes

Néhémie:

A.         a prié à nouveau (voir Néhémie 2.4) ;

B.         a demandé au roi la permission de revenir et de reconstruire (voir Néhémie 2.4-5)

C.        a demandé et reçu des ressources de la part du roi, des lettres de soutien royal, du bois de la forêt du roi (voir Néhémie 2.7-8),

D.        « … il s’est humilié devant Dieu, lui donnant, à Dieu, la gloire due à son nom ».

E.         avait confiance en la fidélité de Dieu. « Dieu avait été fidèle au sujet de ses menaces lorsque son peuple s’était séparé de lui ; il les avait dispersés parmi les nations, selon sa Parole. Et Néhémie y trouva l’assurance qu’il serait tout aussi fidèle dans l’accomplissement de ses promesses. »

F.         a recruté des responsables (voir Néhémie 2.17)

G.        A commencé à construire (voir. Néhémie 2.18 – Néhémie 4),

H.        A aidé les pauvres en annulant leurs dettes et en arrêtant de faire payer des intérêts (voir Néhémie 5.9-13).

I.          a aidé Esdras à restaurer la loi de Moïse (voir Néhémie 8).

J.          a mis fin aux mariages d’hommes juifs avec des femmes étrangères (voir Néhémie 13.23-31).

5.         Les étapes d’action du projet « I Will Go » (J’Irai).

Objectif spirituel numéro 2 :

Tout comme Néhémie a pris des mesures significatives pour atteindre son objectif, le projet « I Will Go » divise notre objectif stratégique en tant qu’église en 10 objectifs clés. Il énumère également plusieurs indicateurs clés de performance, qui nous aident à mesurer nos progrès dans la mise en œuvre des principales mesures clés pour atteindre notre objectif.

En raison du temps limité, nous ne pouvons examiner que quelques objectifs clés. Le premier est l’objectif 2, qui est l’un des trois objectifs spirituels clés. Il y est dit : « Pour développer le contact, la fidélisation, le retour et la participation des enfants, des jeunes et des jeunes adultes ». Des enquêtes montrent que trop de nos précieux jeunes quittent l’église. Bien sûr, même un seul jeune qui quitte l’église, c’est déjà trop. Cet objectif est une invitation à les atteindre, à les « garder » et à les ramener. Écoutons le témoignage du pasteur Kirk Thomas, directeur des ministères personnels et du département de l’école du sabbat, ainsi que des missions et de l’évangélisation pour l’Union de Fédérations Britannique.

Ellen White, dans « Les Paraboles de Jésus », page 161, nous rappelle : « Si la brebis perdue n’est pas ramenée au bercail, elle erre jusqu’à ce qu’elle périsse. Beaucoup vont à la ruine parce que personne ne leur a tendu une main secourable pour les sauver ».

Objectif de Mission N°1

L’un des principaux moyens de « garder » nos jeunes, de les mettre en contact avec l’Église, est de les faire participer au service et à la mission par le biais d’initiatives telles que : Une Année en Mission et les Services Bénévoles Adventistes. C’est pourquoi l’Implication Totale du Membre est si importante.

Ceci est directement lié au premier objectif missionnaire du projet « I Will Go » : « Raviver le concept de mission mondiale et de sacrifice pour la mission comme un mode de vie qui implique non seulement les pasteurs, mais aussi tous les membres de l’église, jeunes et âgés, dans la joie de témoigner pour le Christ et de faire des disciples.

Voilà l’expérience de quelques jeunes volontaires du projet « One Year in Mission » (Une Année en Mission), servant dans un centre d’influence à Santiago, Chili.

Je ne saurais trop insister sur l’importance vitale de s’engager dans le service et la mission. C’est aussi vital pour notre vie spirituelle que l’exercice l’est pour notre vie physique. Ellen White a raconté une histoire fascinante.

Objectif Spirituel N°1

Un jour d’hiver, un homme avait terriblement froid. Il s’est effondré dans la neige, prêt à mourir. Mais alors qu’il était allongé dans la neige, il a entendu les cris d’un voyageur qui se trouvait à proximité. Instinctivement, il s’est senti obligé de l’aider. Il a tendu la main et a commencé à frotter les membres gelés de l’homme, essayant de lui redonner vie. Ellen White écrit :

« Il se mit à réchauffer les membres glacés de l’infortuné et, par de rudes efforts, réussit à le révéler ; comme son compagnon ne pouvait pas se tenir debout, il l’empoigna et le porta à travers les couches de neige qu’il n’aurait jamais pu franchir tout seul. Et lorsqu’il eut réussi à mettre son semblable en lieu sûr, il devint aussitôt conscient du fait qu’en sauvant son prochain il s’était sauvé lui-même » (Instructions pour un service chrétien effectif, p. 114).

Vous voyez, en s’occupant de son compagnon, il a fait circuler le sang dans ses veines, retrouvant ainsi ses forces.

Dans « Le meilleur chemin », un autre de mes textes préférés, et je l’espère, des vôtres, Ellen White écrit : « Le seul moyen de croitre en grâce, c’est de faire avec dévouement l’œuvre dont le Seigneur nous a chargés : travailler, dans la mesure de nos forces, au bien de ceux qui ont besoin de nous ». Vous voyez, l’implication des membres est un moyen important de grandir en grâce !

Il y a de nombreuses années, un sage l’a bien résumé ainsi : « Celui qui arrose sera lui-même arrosé » (Proverbes 11.25).

Le 1er objectif du projet « I Will Go » est de « former les individus et les familles à une vie remplie de l’Esprit. Et le service et la mission sont au cœur de la formation d’un disciple. Nous parlons de l’importance vitale du réveil et de la réforme pour la mission, et c’est vrai ! Mais comme le souligne l’histoire de l’homme de la tempête de neige d’Ellen White, le fait que le réveil et la réforme passent aussi par la mission constitue une vérité spirituelle profonde

Les vies remplies de l’Esprit ne sont pas le fruit du hasard. « Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ! (Matthieu 16.24) ». Nous devons cultiver notre vie spirituelle. Nous devons nous immerger dans Sa parole. Nous devons prendre du temps pour la prière. Encore une fois, dans « Le meilleur chemin », nous lisons : « Faites tout ce qui dépend de vous pour maintenir une communion intime entre Jésus et votre âme ».

Dans « Le ministère de la guérison », Ellen White ajoute : « Par la prière, l’étude de Sa Parole, par la foi en sa présence, le plus faible des hommes peut s’accrocher du Sauveur et saisir sa main qui ne l’abandonnera jamais ».

En tant qu’individus et en tant que familles, être un disciple du Christ, avec une vie remplie de l’Esprit, implique plusieurs dimensions d’engagement. Il s’agit d’être engagé dans le service et la mission. Cela implique de passer du temps à prier et à étudier la Bible, écouter et parler avec Dieu, l’adorer. « Prier, c’est ouvrir à Dieu son cœur comme on le ferait à son plus intime ami ».

Cela prend du temps. Cela se produit dans le cadre du service de culte dans la congrégation à l’église, dans les réunions de prière et les petits groupes. Mais aussi dans le cadre du culte familial quotidien. Et cela doit se produire aussi dans le temps que nous passons individuellement avec Dieu dans la prière et dans la lecture de Sa parole.

Mais cela doit se produire si nous voulons avoir une vie remplie d’Esprit en tant que ses disciples.

L’un des plus grands privilèges et responsabilités est de nourrir spirituellement nos familles, en développant des habitudes d’adoration quotidienne, en nous engageant à servir les autres, en cultivant un foyer chrétien.

Tout cela est lié à l’objectif numéro 3 : aider les jeunes et les jeunes adultes à mettre Dieu à la première place et à donner l’exemple d’une vision biblique du monde.

Comment y parvenir ? Bien entendu, l’école du sabbat et les services religieux jouent un rôle important. Il en va de même pour les écoles adventistes du septième jour ; et j’invite instamment toutes les familles adventistes qui le peuvent à inscrire leurs enfants dans une école adventiste du septième jour.

Mais le lieu le plus important pour former une vision biblique du monde est la famille, par le culte familial, par la création d’habitudes spirituelles personnelles, par le dialogue et par l’exemple donné à nos enfants. Et n’oublions pas la puissance du deuxième livre de Dieu : la nature. Ellen White écrit : « Il faudrait encourager les enfants à chercher dans la nature les éléments qui illustrent les enseignements de la Bible ».

Et voici une belle histoire qui montre comment le passe-temps de l’apiculture a renforcé les principes bibliques de la dîme et du service chez un garçon de 10 ans en Australie.

6.        Se concentrer sur l’objectif

L’une des erreurs les plus courantes en matière de planification stratégique consiste à confondre les phases d’action avec l’objectif. Il serait facile de supposer, par exemple, que l’objectif de Néhémie était de reconstruire les murs de Jérusalem. En effet, comme nous l’avons vu, la reconstruction des murs n’était qu’une étape, une action vers le but de restaurer l’honneur de Jérusalem et l’honneur du Dieu de Jérusalem.

Aujourd’hui, l’Église adventiste du septième jour possède le plus grand système scolaire protestant au monde. Mais nous ne gérons pas les écoles juste parce que nous aimons les gérer. Gérer des écoles n’est pas le but de notre église. Nous pensons que l’éducation de la personne dans son ensemble est d’une importance vitale, et que les écoles constituent une étape vers notre objectif plus large qui est de faire des disciples qui démontrent l’amour de Dieu et qui à leur tour forment d’autres disciples.

Nous gérons des centaines d’hôpitaux, mais nous ne les gérons pas seulement parce que nous aimons gérer des entreprises. Nous dirigeons des hôpitaux parce que nous aimons les gens et que nous sommes engagés dans la méthode du ministère du Christ. Nous dirigeons les hôpitaux comme une action globale vers notre objectif de former des disciples qui démontrent l’amour de Dieu et qui à leur tour forment d’autres disciples.

7.         Construire sur le Rocher

Notre plan stratégique Atteindre le Monde : J’Irai sera aussi solide que sa fondation. Si la fondation c’est l’ensemble de nos idées et de nos plans, ce que nous imaginons dans nos comités, il s’effondrera en un instant.

Dans Matthieu 7.24-27, Jésus raconte l’histoire de bâtisseurs sages et insensés. Le constructeur insensé construit sa maison sur le sable. Puis la pluie tombe, les vagues se lèvent, le vent souffle. Et la maison ? « Sa ruine a été grande » (verset 27).

Mais le sage construit sa maison sur le rocher. Il fait face à la même pluie, aux mêmes vagues, au même vent. Mais sa maison ? « Elle ne s’est pas écroulée, parce qu’elle était fondée sur le rocher » (verset 25).

Et qu’est-ce que le rocher ? Jésus et ses enseignements.

Toutes nos ressources,… tous nos programmes,… tous nos projets, …toutes nos initiatives, …tous doivent être basés fermement, ancrés avec force, en Jésus, notre Rocher.

Comme l’écrit Ellen White : « L’Église est fondée sur le Christ ».

Le projet « I Will Go » reconnaît qu’avec le fondement qu’est Jésus, le Rocher, et avec la direction du Saint-Esprit, nous sommes totalement prêts à aller ! Et qu’est-ce qui nous motive ? Une fois de plus, Ellen White nous dit : « L’amour doit être le principe de l’action. Il est l’essence même du gouvernement divin sur la terre et dans les cieux ».

Jésus dit : « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13.35). Et comme Paul le dit dans 2 Corinthiens 5.14, « C’est que l’amour de Christ nous presse ».

Beaucoup ont grandi en entendant les histoires de Fernando et Ana Stahl, pionniers des missionnaires adventistes du septième jour en Amérique du Sud. Les Stahl ont notamment fondé des cliniques, des écoles et des églises autour du lac Titicaca, dans les Andes péruviennes. Ils se sont ensuite installés dans la région amazonienne, où l’un de leurs guides était un Indien Campa nommé Catosho Machari.

Dans les années 1970, l’évangéliste péruvien Alejandro Bullón a retrouvé Catosho, qui vivait encore dans la région où le couple Stahl avait servi. Alejandro Bullón écrit : Je l’ai trouvé assis devant un petit feu à l’intérieur de sa hutte. J’aimerais que vous me parliez de Mme et Mme Stahl, lui ai-je dit. Vous étiez leur guide. Il a levé les yeux et cligné des yeux comme s’il essayait de faire remonter des souvenirs. Ses yeux sont rapidement devenus humides et deux larmes ont coulé le long de ses rides que le temps avait gravées sur ses joues. Silence. J’ai senti une boule dans ma gorge du fait que j’avais troublé la paix de ce vieil homme. Mais sa voix, tremblante avec l’émotion et les longues années, m’a sauvé de ma détresse.

Il a dit : « Il nous aime. » Trois mots. Seulement trois. Mais ils exprimaient tout ce que les Stahl représentaient pour les Campas ».

Quel beau témoignage d’une vie et d’un témoignage chrétien. Quelle merveilleuse façon de se souvenir. Et quelle motivation plus forte pourrait-il y avoir pour tout ce qui est décrit dans le projet « J’Irai » ?

CONCLUSION

Au début des années 1920, l’Église adventiste du septième jour a été confrontée à une crise. De nouvelles possibilités d’emploi s’ouvraient dans le monde entier. Cependant, après la Première Guerre mondiale, le monde s’est retrouvé dans une récession économique et il manquait un quart de million de dollars au budget du siège de l’Église mondiale. Les missionnaires risquaient de devoir être rappelés chez eux.

La dénomination avait soigneusement planifié et avait prié avant d’envoyer des missionnaires dans le monde entier, ce qui constituait un engagement financier énorme. Mais personne n’aurait pu prédire la récession économique qui s’était produite.

Le problème a été placé à l’ordre du jour du Concile d’Automne de la Conférence Générale de 1922. Les délégués se sont réunis et ont prié. Finalement, ils ont adopté un plan pour demander aux membres d’église de sacrifier une semaine de salaire dans une offrande spéciale. Malgré la situation financière difficile, les 208771 membres de l’église se sont réunis et ont donné un tiers de million de dollars : le don moyen pour chaque membre d’église en Amérique du Nord équivalait à six jours de salaire. La crise a été évitée grâce au sacrifice de nos fidèles membres d’église. Nous avons toujours des membres d’église dévoués et nous avons toujours des crises… et nous avons toujours des besoins financiers pour la mission !

Il y a cinq mois, la plupart d’entre nous n’avaient jamais entendu parler du COVID-19. Aucun d’entre nous n’aurait pu prédire la dévastation de l’économie mondiale et, surtout, les pertes en vies humaines. Avec notre compréhension prophétique de la fin des temps, aucun d’entre nous ne devrait être surpris qu’une telle chose puisse se produire. Mais comme Dieu nous a guidés dans notre passé, nous savons qu’il continuera à nous guider dans l’avenir. Notre tâche et notre privilège est de continuer à construire notre maison sur le Rocher jusqu’à ce jour merveilleux où Il reviendra.

Alors que nous nous approchons de plus en plus de ce jour où Jésus reviendra, je vous invite à répondre à son appel en disant : j’irai proclamer le message des trois anges ; j’irai former des disciples ; j’irai être ton témoin ; j’irai proclamer la Parole de Dieu ; j’irai proclamer sa prochaine venue ! Je ferai de ce plan stratégique : Atteindre le Monde « J’Irai » mon plan personnel sous la direction du Saint-Esprit.

Par la grâce de Dieu, j’irai parce que j’aime le Christ, sa Parole, le message des trois anges et je veux le voir revenir bientôt !

Jésus revient ! Impliquez-vous !

Où que vous soyez et quel que soit le cadre dans lequel vous vous trouvez en ce moment, Dieu vous appelle à prendre part à la proclamation de son message des derniers jours à un monde qui soupire après des réponses éternelles. Dieu compte sur vous, sur moi ! Êtes-vous prêt à y aller ? Si vous l’êtes, là où vous êtes, veuillez répéter avec moi ces mots « J’Irai » avec moi. A trois : un, deux, trois : j’Irai ! Que Dieu vous utilise avec force pour proclamer Sa Parole, alors que nous attendons le retour de Jésus ! Maranatha ! Amen !

Communications UFB

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